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Bloom where you are planted!          Be what you are, be at its best!!               To be nothing, if not human!!!    -SFS

                 

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General Chapter '07

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Through the year with St. Francis de Sales

  

Meet the humanness of the Saint and the saintliness of the human, meditating daily with the Master of Devotion and the Doctor of Love.

  

   

The spirituality of St. Francis de Sales is a “Spirituality of the Heart,” relevant today as in the time of St. Francis de Sales himself - an all-embracing, Down-to-earth Spirituality for everyone.

 

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"Vagabonds for God"

   

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     No 389  Janvier 2006

 

   Editorial    Une solidarité «grandiose» 

  Etre aimés de Dieu   Une maison d'amour et de joie 

  Un symbole d'harmonie entre les religions

 

 

 

 

Pope Benedict XVI

 

 

 

 

 

Au moment où l'Institut Florimont, de Genève, célèbre le centième anniversaire de sa création,

 

le Saint-Père rend grâce à Dieu pour le travail d'éducation accompli par l'institut auprès des jeunes et il encourage les enseignants et tout le personnel éducatif à persévérer dans leur noble tâche, en restant fidèles à l'esprit des fondateurs.

 

 

Lettre Aux Amis

No 389  Janvier 2006

 

Le Pape accorde à cette occasion une particulière Bénédiction apostolique à toutes les personnes qui sont associées dans la bonne marche de cet établissement, enseignants, personnel administratif et de service, ainsi qu'à tous les jeunes qui en bénéficient et à leurs familles.

 

Mgr Gabriel Caccia, assesseur 

Secrétairerie d'Etat du Vatican, le 31 octobre 2005

 

 

  

 

 

Editorial

 

Ce n'est pas la rubrique la plus passionnante, mais elle existe... pour répondre aux exigences de la loi. «L'ours», au fond de la première page, comporte un prix d'abonnement. Plus vous êtes nombreux à le verser, plus aussi s'amplifie l'aide que nous pouvons apporter à nos missions. Nous vous sommes reconnaissants pour votre soutien fidèle. Et, chaque jour, nous exprimons dans la prière cette reconnaissance.

 

Connaissez-vous cette autre façon d'aider les missions? En nous envoyant des adresses de personnes susceptibles de s'intéresser à notre engagement missionnaire, notre famille salésienne s'agrandira et s'enrichira, d'abord sur le plan spirituel: «une âme qui s'élève, élève le monde».

 

«Bonne et très sainte année»; avec les mots de saint François de Sales, je «vous souhaite l'abondance de la grâce du Père éternel, de la Paix du Fils et de la consolation du Saint-Esprit.» Cordialement.

Père Claude Morel

 

No 389 Janvier 2006

 

 

 

 

 

Une solidarité «grandiose»

 

«Flo-Solidaire!»: une expression parlante pour tous ceux qui ont participé à la fête. Nous étions plus de 450 un soir du mois de novembre pour fêter le centenaire de l'Institut Florimont au cours d'un dîner de gala dans un grand hôtel de Genève. L'initiative de cette rencontre relevait de la direction de l'école, de l'Association des anciens élèves et de l'Association des parents d'élèves. Particularité de cette soirée: le bénéfice serait versé en faveur de la construction d'une école à Tabora, en Tanzanie, pour aider les «enfants des rues» à retrouver une place dans la société et à construire leur avenir.

 

 

Sous le signe de la reconnaissance

La dimension du partage et de la solidarité s’enracine dans l’humanisme chrétien de saint François de Sales.

 

Ses disciples, membres de la congrégation fondée en 1838 par le Père Pierre-Marie Mermier, se sont toujours efforcés d'ouvrir le cœur de leurs élèves à cette valeur. L'institution a connu des débuts fort modestes en 1905; elle s'est développée au fil du temps pour atteindre aujourd'hui des effectifs importants (plus de 950 élèves). Les Pères y sont toujours à l'œuvre, mais leur présence est devenue plus modeste, en raison d'un grave manque de vocations en France et en Suisse; ils sont toujours à l'œuvre dans le domaine plus spécifique de l'aumônerie.

 

Aujourd'hui, la bonne marche du collège repose sur les épaules des laïcs, mais dans la fidélité à l'esprit salésien de Florimont. Cette' fête du centenaire a été pour eux l'occasion de manifester leur reconnaissance à l'œuvre de la communauté religieuse. Ils l'ont fait en soutenant généreusement une œuvre de la congrégation en Afrique. Ils l'ont fait aussi en rendant hommage au Père Bernard Jaquet, ancien aumônier du collège et ancien supérieur provincial, à l'occasion de ses 50 ans de prêtrise. Un message du Saint-Père a été lu par Mgr Silvano Tomasi, nonce apostolique, représentant du Saint-Siège auprès des Organisations des Nations- Unies à Genève.

 

 

Invités d’honneur, parents d’élèves, anciens élèves, membres du corps professoral et amis ont eu tout loisir d'évoquer des souvenirs au cours de l'apéritif servi dans les salons de l'hôtel. Une vaste salle magnifiquement décorée, une scène permettant aux orateurs et aux animateurs d'être vus et entendus: une ambiance magnifique.

Sur un rythme alerte

 

 

Il y eut d’abord une partie officielle : discours de bienvenue de M. Sean Power, directeur de l'institut, mot d'accueil de la présidente de l'Association des anciens élèves et du président de l'Association des parents d'élèves. Puis, le Père Claude Morel a présenté brièvement le projet d'école à construire en Tanzanie: «Prendre un enfant par la main... pour l'emmener vers demain... pour soulager ses malheurs», qui ne connaît cette merveilleuse chanson d'Yves Duteil! N'est-ce pas ce que nous faisons en participant à la réalisation d'une école primaire pouvant accueillir 700 enfants, garçons et filles, et celle d'une école secondaire d'une capacité de 400 élèves. Chacune de ces écoles comportera aussi un foyer d'internat. Un tel projet est ambitieux, qui réclame un investissement financier important. Un tout grand merci à Florimont pour son soutien généreux.

 

Le bénéfice de cette soirée a été augmenté par une somptueuse tombola dont tous les lots ont été offerts par de généreux parents et amis. J'ai bien senti combien le Florimont 2005 s'enracinait dans le dynamisme et le dévouement du Florimont des décennies passées, personnalisé par tant de confrères qui ont vécu leur consécration au Seigneur dans l'enseignement et l'éducation de la jeunesse.

 

 

L'apport des jeunes

Les élèves de l'Institut Florimont ont apporté une notre de couleur et de fraîcheur à cette soirée. Les plus petits nous ont charmés par leurs chansons et leur enthousiasme. Puis, au cours du repas, des sketchs ponctués de bonne humeur et de rires ont mis en évidence des talents de chanteurs, chanteuses, danseurs et danseuses, et même des talents d'imitateurs qui ont délicieusement «brocardé» quelques professeurs.

 

A tous les artisans de cette soirée, et tout spéciale- ment au «maître de l'ouvrage», Andrès Donoso, un tout grand merci.

Père Claude Morel

 

No 389 Janvier 2006

 

 

 

 

 

Etre aimés de Dieu

 

L'orgueil est un péché, l'humilité est une vertu. Cela ne veut pas dire que nous devons porter sur nous-mêmes un regard négatif. «La gloire de Dieu, c'est l'homme debout», affirmait saint Irénée. De son côté, saint François de Sales nous donne un enseigne- ment réconfortant: ((il est très bon d'avoir de la con- fusion quand nous avons la connaissance et le senti- ment de notre misère et de notre imperfection». Mais il ne faut pas pour cela «tomber en découragement»; il faut «relever notre cœur en Dieu par une sainte confiance». Quels que soient nos états d'âme (ne sont- ils pas sujets à des hauts et à des bas?), nous devons rester confiants en l'amour que Dieu nous offre. Lui, «ne change jamais, il demeure toujours aussi doux et miséricordieux aussi bien quand nous sommes faibles que quand nous sommes forts et parfaits». ((Plus nous nous connaissons misérables, et plus aussi nous avons l'occasion de nous confier en Dieu.»

 

Une année nouvelle commence. Au fil du temps qui s'écoule, nous aurons à accueillir les événements pour les vivre dans la perspective de la Providence Divine. Il y aura des jours de grand soleil et des jours de grisaille. N'oublions pas que notre vocation est d'abord d'être aimés de Dieu. Cette année nouvelle, nous vous la souhaitons bonne et heureuse, en la confiant au Dieu Tout-Puissant, Dieu de tendresse et de paix.

 

Père Claude Morel

 

Billet Salésian

 

 

 

 

No 389 Janvier 2006

 

 

 

 

Une maison d’amour et de joie

 

Depuis 10 ans déjà, les Missionnaires de Saint François de Sales sont engagés dans un ministère bien particulier, celui de l'aide aux enfants des rues de l'agglomération de Mumbay/Bombay qui compte plus de 18 millions d'habitants. L'événement a été souligné avec éclat lors d'une cérémonie qui a permis à des personnalités officielles d'exprimer leur soutien à cette institution de Bal Ashram et qui a surtout permis aux enfants des différents centres regroupés sous la houlette du Père Francis de manifester leur joie de vivre par des chants et des danses. Le Père Mario D'Souza, supérieur de la province de Pune, a accueilli les nombreux invités, toutes des personnalités engagées dans les sphères politiques, sociales et religieuses.

 

 

Une plaie de la société moderne

C'est évidemment dans les grandes villes que ce phénomène des enfants des rues s'est développé. Sans lien avec leur famille, ils vivent sur les trottoirs et essaient d'y survivre.

 

Ils sont souvent victimes de l'éclatement de leur famille, ils ont fuis devant les conditions de misère et parfois de brutalité de leurs parents. J'ai même rencontré à Bal Ashram un garçon de 4 à 5 ans trouvé dans la rue et qui ne savait rien de sa famille et de ses origines. Coupé de l'affection de leurs parents, ils doivent faire face aux dures réalités de l'existence, sans autre protection que leur débrouillardise. Petits «boulots», cireurs de chaussures, chiffonniers fouillant les poubelles, vendeurs à la sauvette de produits venant du marché noir ou de chapardages, petits trafiquants de drogue, mendiants. Jour après jour, ils doivent tenter de manger à leur faim. Vêtus souvent de guenilles, ils connaissent la saleté, sans aucune commodité pour se laver, ni pour respecter les règles les plus élémentaires de l'hygiène. Ils connaissent des problèmes de santé, spécialement des maladies de la peau. Ils sont 'exposés à être des victimes d'abus sexuels. Dans de telles conditions, impossible de fréquenter l'école et d'y recevoir un minimum d'instruction et d'éducation qui leur donnerait d'avoir un horizon moins sombre.

 

 

Tel a été le thème de la célébration des 10 ans d'existence de Cet apostolat dans l'agglomération de Mumbay.

Une passion pour la compassion

 

 

Le terme «d'apostolat» s'impose, car c'est bien au nom du Christ que nous allons à la rencontre de tant de souffrances. N'est-ce pas dès lors un service du Seigneur qui nous concerne tous, même si nous vivons à des milliers de kilomètres de Mumbay? Récemment, le Père Francis m'a envoyé un message qui était un appel à l'aide. Vous avez lu dans la presse que la région de Mumbay a été marquée par de violentes inondations qui ont semé la mort et la destruction. Il n'y a pas eu de morts parmi les enfants pris en charge par le Père Francis, mais trois de ces centres ont subi d'importants dégâts. Laissons-nous gagner, nous aussi, par cette passion pour la compassion. Merci de tout cœur.

Père Claude Morel

 

 

 

Enfants des rues avec le Père Francis et le Père H. Valdès,

supérieur de la Mission du Chili, en visite à Mumbay

 

 

No 389 Janvier 2006

 

 

 

 

Un symbole d’harmonie entre les religions

 

Le 6 décembre dernier, l'Eglise de Visakhapatnam, en Inde, a célébré les cent ans de la chapelle dédiée à la Vierge Marie sur la colline de Ross Hill, qui domine le port de la ville. Ce 6 décembre était le premier jour du Triduum préparatoire à la solennité de l'Immaculée Conception de la Mère du Christ. A l'époque, c'est Mgr Jean-Marie Clerc (de Ballaison, en Haute-Savoie) qui avait béni cette nouvelle chapelle. 100 ans plus tard, c'est le cardinal Ivan Dias, archevêque de Mumbay/ Bombay, qui a présidé la fête.

 

 

D’une maison « hantée » à une chapelle

L'histoire de la chapelle de Ross Hill est bien plus ancienne. La première construction a été une maison coquette dotée d'un jardin verdoyant. Un juge du district, Monsieur Ross, avait choisi cet endroit qu'il croyait idéal.

 

«De cette hauteur, l'œil ravi contemple, à droite, le golfe du Bengale aux flots argentés, à gauche, le coteau de Waltair où s'étagent les villas des riches Anglais: en face, un bras de mer qui, en pénétrant à l'intérieur des terres, au pied de la «Dolphin's Nose (le nez du Dauphin»>, forme les marais dont Mgr Jean-Marie Tissot entreprit autrefois le dessèchement. C'est là que s'élève le village de Gnanapouram. Malgré cette position favorable, l'endroit était insalubre, si bien que le propriétaire dut abandonner son bungalow. Dans la ville, on disait que le lieu était malsain et la maison «hantée». Dès lors, le nom du maître fut donné à l'enclos et la colline s'appela le Ross Hill.

 

En ce temps-là, Mgr Tissot, premier évêque de Vizag, songeait à établir sur les bords de l'océan une chapelle en l'honneur de la Sainte Vierge, afin que les pauvres matelots, disait-il, la voyant de loin, fussent inspirés de recourir à l'Etoile des Mers.» Sans hésiter, il acheta la maison «hantée». En peu de jours les murs furent blanchis, des réparations urgentes furent exécutées et un autel dressé. La chapelle fut placée sous le vocable de Notre-Dame de l'Espérance.

 

 

En 1870, tandis que Mgr Tissot siégeait au Concile du Vatican, au début novembre, le plus terrible cyclone que l'on ait vu de mémoire d'homme s'abattit sur Vizag.

Le désastre des cyclones

 

 

La mer fut refoulée avec furie dans son ancien golfe et les eaux dépassèrent de beaucoup la hauteur des digues. Au Ross-Hill, les portes et les fenêtres furent brisées et. la statue de la Vierge couverte de vase. En octobre 1876, un nouveau cyclone, moins terrible que les précédents, ruina les travaux entrepris depuis six ans. Et la mer envahit à nouveau les marais. En 1877, la chapelle fut embellie et une nouvelle statue récemment venue de France plaça le sanctuaire et toute la région sous la protection de Notre-Dame du Sacré-Cœur. Son rayonnement s'étendit au fil des années. La chapelle devenait trop petite, En 1904, il fallut la remplacer par un véritable monument religieux, digne de rappeler aux générations futures les bénédictions de Marie. C'est cette nouvelle chapelle qui a été solennellement bénie le 6 décembre 1905: la Vierge tient dans ses bras l'Enfant Jésus qui montre son Divin Cœur. Superbe édifice de style roman à trois nefs, le sanctuaire de Notre-Dame du Sacré-Cœur domine de ses deux tours et de la croix la ville de Visakhapatnam. Les pèlerins y montent nombreux; ils peuvent aussi se recueillir, à l'extérieur, devant la grotte de Notre-Dame de Lourdes. L'esplanade entre la chapelle et la grotte favorise le rassemblement de foules importantes.

 

 

Colline et Sanctuaire de Ross-Hill

 

 

 

La fête de l’Immaculée Conception

L'histoire de la chapelle de Ross Hill est bien plus ancienne. La première construction a été une maison coquette dotée d'un jardin verdoyant. Un juge du district, Monsieur Ross, avait choisi cet endroit qu'il croyait idéal.

 

Le 8 décembre est devenu la fête de tout l'archidiocèse de Visakhapatnam. A trois reprises, j'ai partagé la ferveur des pèlerins. La foule des chrétiens venus de tous les coins de la région garnit l'esplanade, au sommet de la colline qui domine le port pour participer à la messe célébrée dans la langue du pays, le télougou. Merveilleux spectacle! C'est la famille entière qui s'est déplacée et quia campé dans la cour du Collège Saint-Louis, sis en bordure de mer. L'après-miqi, une procession imposantes' s’ébranle depuis ce bord de mer et grimpe vers le sanctuaire par une route en lacets. Impressionnante, la ferveur des croyants; et nombreux sont les hindous qui se sont mêlés aux chrétiens pour exprimer leur amour à la Vierge Marie. Impressionnante aussi, la masse des miséreux et des infirmes qui tendent la main. Un tel rassemblement de foule est une aubaine pour eux, obligés de mendier pour alléger quelque peu leur misère… Impressionnante enfin, la cohorte compacte des novices, jeunes gens et jeunes filles qui préparent leurs engagements religieux dans les différentes congrégations de la ville: Missionnaires de Saint- François de Sales, Sœurs de Saint-Joseph d'Annecy, Sœurs de Sainte-Anne de Lucerne. Quel beau parterre de filles, les unes en sari bleu, les autres en sari blanc! Eclosion de magnifiques vocations qui témoignent de la vitalité de l'Eglise en Inde.

 

 

A nos yeux de Français et de Suisses, la fête de l'Immaculée Conception est une fête spécifique de l'Eglise catholique.

Un signe d’harmonie

 

 

Faut-il dire qu'en Inde elle est d'abord une fête religieuse qui favorise, par-delà les différences de religions, l'expression du sacré? N'est-il pas vrai que l'amour de Dieu s'offre à tout homme de bonne volonté et que chacun est appelé à y donner une réponse personnelle? Cette expression commune du sacré dans la diversité des appartenances confessionnelles manifeste aussi une harmonie entre les religions. Qui s'en plaindrait, alors que certaines régions du globe sont déchirées par une violence tragique «au nom de Dieu»?

 

Père Claude Morel

 

No 389 Janvier 2006

 

 

 

MISSIONNAIRES DE SAINT FRANÇOIS DE SALES

 

Editeur: Entraide Missionnaire

Adresse: Chemin de Proupeine 74000 Annecy

Abonnements: C.C.P. Entraide Missionnaire. Lyon 1.886-82 M

Le Gérant: Fernand Anthonioz

Directeur de la publication: Claude Morel

Publication mensuelle.

Annecy Impression - 74000 Seynod

 

 

 

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Updated on Tuesday, February 14, 2006 19:18:27

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